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Tome second.
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366 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

res vacantes que dans l’intervalle où l’on prépare leterrain qu’on vient de récolter à recevoir de nouvellessemences.

C’est ainsi que se confirme notre première propo-sition , savoir : que les cultivateurs français sont ha-biles à tirer le meilleur produit des sols fertiles, etque leur art n’échoue que sur les terres ingrates.

Des animaux domestiques dans la région montagneuse.

Il y a d’autant plus d’importance à traiter cet ar-ticle , qu’il est le seul point capital de l’agriculturede cette région, et nous dirons aussi capital pour l’éco-nomie du royaume.

La généralité de cette région se cultive avec desbœufs ; le nombre des chevaux y est par conséquentborné, et il est rare qu’un même propriétaire en possèdeplus d’un; mais au lieu d’un cheval, c’est presque tou-jours une jument que nourrissent les cultivateurs, afind’obtenir un produit de leurs bêtes de somme, car c’està ce titre que la plupart des chevaux et des mulets sontemployés dans cette région, où faute de chemins il fautbeaucoup porter à dos. Cette nécessité a fait préva-loir l’éducation des mulets, dont les éleveurs trouventd’ailleurs, en tout cas, à se défaire à plus haut prix.

Les mulets qu’on élève dans cette région sont loind’équivaloir, pour la taille et les formes, à ceux del’espèce poitevine. Les mères sont plus minces et plusbasses, les baudets de la race espagnole plus faiblesque les animaux dont on se sert dans l’ouest, et d’ail-leurs le propre du pays est de produire des animauxfins et légers. Mais les mulets de cette région sont ac-