3t>8 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
Ce type ne s’adapterait pas non plus à l’habi-tude que nous avons contractée de viser en tout auproduit net des choses. Or, le grand nombre des éle-veurs de ces provinces ont reconnu que l’élève et l’en-graissement des bœufs réalisaient beaucoup plus sûre-ment ce produit net que l’élève d’une espèce chevauxqu’il fallait attendre au moinsjusqu’à l’âge de six ans.
Les petits chevaux qu’on élève dans cette régionremplissent d’ailleurs très bien le service qui leur estdemandé dans ces localités, d’un abord difficile, maisil ne s’en exporte que très peu, parce qu’ils sont tropdéliés et au-dessus de la taille qu’on demande aujour-d’hui pour les différents services auxquels on emploieles chevaux ; c’est du nord qu’il faut tirer les princi-pales remontes.
La partie méridionale de cette région possède beau-coup de bêtes à laine, et il y avait dès longtemps,dans l’arrondissement de Saint-Affrique, une race in-digène à laquelle on reconnaissait tous les caractèresqui ont signalé dès lors les mérinos. Cette race, ditedu Larzac, avait le double mérite d’approvisionner,avec ses laines, les fabriques de Carcassonne, et defournir, avec son lait, la matière première des fro-mages de Roquefort.
Cette race, placée sur un sol trop calcaire pour êtrefertile, se conserve sur des parcours montueux, etcompte plus de cent mille têtes. Mais, à l’arrivée desmérinos, que la guerre permit d’introduire en grandnombre en France, les propriétaires du Rouergue, oùil existe de grandes propriétés, s’emparèrent vivementde cette industrie, et nous y avons vu des troupeauxnombreux et très fins auprès de Rhodez, chezM. Rodât,