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Tome second.
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A l’aGRICULTURE DE LA FRANCE.

Nous voyons que l’exécution en est confiée d’une partau propriétaire pourvu du capital nécessaire pour fairetoutes les avances, et qui devant en percevoir direc-tement le produit a dès lors intérêt de ne rien négli-ger pour l’accroître, et d’autre part à un agent inté-ressé lui-même à appliquer au mieux et à surveillerl’emploi des avances faites à la culture par le proprié-taire. L’intérêt direct que les propriétaires, dans cesystème, apportent à leur culture est de nature à leurdonner des notions positives sur la nature de leursterres, sur leurs besoins et sur les procédés qu’ils peu-vent employer pour augmenter leur produit, sansnuire à la fertilité. Ils doivent en retirer ces notionsauxquelles nous avons témoigné le regret de voir legrand nombre des propriétairesdu ro yaume aussi com-plètement étrangers.

C’est aussi sans doute à ce mode d’exploitation, in-usité partout ailleurs , que nous devons attribuer enpartie la supériorité de la culture de cette région,aussi bien que l’étendue de la plupart de ses exploita-tions, car un tel mode ne peut guère s’appliquer qu’àdes domaines d’une étendue que l’activité de l’agentpuisse facilement embrasser, sans quoi ils échappe-raient à sa surveillance.

Celle des cultivateurs propriétaires s’exerce icicomme partout ailleurs, avec le bénéfice pour euxd’avoir à exercer leur industrie agricole dans un paysoù ils sont entourés de bons modèles, où d’habiles as-solements sont pratiqués dès longtemps, dans unpays enfin où les meilleurs procédés agricoles sont enusage, et où il leur est permis de les imiter sans effort,car ce n’est qu’après avoir ainsi généralisé lesprocé-