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Tome second.
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A l’aGRICULTORE DE LA FRANCE. 387

propice à la culture du mûrier, et s’il n’y paraît qu’enaussi petit nombre, il faut l’attribuer à ce que l’inté-rêt du cultivateur ne peut pas se partager sur autantd’objets, et qu’icila culture de la vigne a droit d’attirersa principale attention, car non-seulement la vigne oc-cupe dans cette région de vastes superficies,non-seule-ment elle y est très productive, mais elle fournit aussides vins d’une qualité précieuse, ce qui n’a pas lieudans la région des oliviers.

Aussi dans cette région sont-ils l’objet d’un com-merce étendu.

La qualité des vins que cette région produit devientplus recherchée à mesure que le terroir où ils se ré-coltent se rapproche davantage de la mer. Mais surtoute la superficie de la région , ils participent desqualités qui font priser si haut les vins du Bordelais,savoir leur nature particulière qui se refuse à toutmélange de vin étranger , et la propriété dont ilsjouissent de pouvoir être transportés dans les régionsintertropicales où ils doivent seuls fournir à la con-sommation . C’est un privilège qu’ils partagent avec lesseuls vins de Madère et de Porto.

11 y a dans les développements agricoles une grada-tion à suivre que la nature même des choses indiqueet aux lois de laquelle nul ne peut se soustraire sanssuccomber. C’est par la culture pastorale que doiventdébuter ces développements. Pour y joindre ce quenous avons appelé la culture arable du steppe, c’est-à-dire celle qui, sans nulle combinaison, se borne àdéchirer, à l’aide des bœufs qu’a fournis la culturepastorale, le sein d’une terre fécondée par un reposséculaire, pour en obtenir des récoltes céréales, et