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Tome second.
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388 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

abandonner cette portion du sol dès qu’il se montreépuisé pour en défricher une autre. Dans cet ordre dechoses en effet, la terre ne représentant d’autre capi-tal que celui du travail qu’on y applique , chacun enprend d’après la seule mesure des moyens de travailqu’il peut y appliquer.

Telle est la marche que suit la civilisation agricoledu steppe de la mer Noire, des plaines du cap de Bonne-Espérance, des pampas du Brésil et de la Nouvelle-Galles du sud. Là où cette civilisation a procédé d’uneautre manière, comme dans les colonies à sucre desAntilles, elle a emprunté le travail des esclaves, etnous ne pensons pas qu’il pût y en avoir un autre àemployer. Mais aujourd’hui, qui voudrait recommen-cer à l’aide d’esclaves une nouvelle civilisation agri-cole? A qui tomberait-il dans la pensée de ressaisir cesystème défaillant pour le créer de toutes pièces surdes points du globe où il n’existe pas? Ce n’est qu’àgrande peine, ce n’est qu’en froissant l’esprit de noslégislations, de nos mœurs et de nos croyances, quel’on conserve l’esclavage au nom des intérêts acquiset de l’économie politique, là où cet esclavage est sonunique rouage, jusqu’à ce que tout cet échafaudagevienne à s’écrouler à la fois.

La culture vignicole est donc placée dans cette ré-gion sous les conditions les plus favorables, et il nousreste à comprendre les plaintes amères que font re-tentir de temps à autre les propriétaires de ces vi-gnobles sur l’avilissement de leur produit et le défautde leur écoulement.

Ces plaintes ne devraient pas porter sur le poids del’impôt spécial qui frappe les boissons. Car nul pro-