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Tome second.
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A l’aGKICULTUBH UE L\ FRANCE.

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L’espèce indigène est formée sur le type de (outesles races méridionales. Moins forte que l’espèce pro-vençale, elle est aussi bien conformée et ses toisonsétaient égales, bien tassées, et dignes d’être employéesdans la confection des draps de Castres et de Carcas-sonne. Dès lors la grande facilité avec laquelle on a pupendant quelques années s’y procurer des béliers mé-rinos, y a prodigieusement répandu le métissage. Ensorte qu'il est peu de troupeaux où il ne se soit infiltrédu pur-sang, par le moyen des produits métis dont ons’est servi pour étalons. Car cette diffusion du sangmérinos opérée sans méthode et sans choix, par lamasse des cultivateurs qui ne savaient ou ne pouvaientfaire mieux, a exercé une immense influence, en de-hors du chiffre des statistiques qui ne pouvaient en te-nir compte, sur presque toutes les races du royaume.Leurs toisons ont revêtu les traits les plus apparentsde celles de l’espèce mérine et surtout le tassement etl’égalité des brins. Et quoiqu’il leur manque de lafinesse et qu’elles présentent encore beaucoup de jar-res, le volume total de ces toisons a fort augmenté et onpeut les employer avec fruit dans des fabricationsgrossières, auxquelles elles n’étaient pas même pro-pres autrefois.

Dans les Landes on trouve une race distincte et trèsinférieure, qui vit misérablement en parcourant lesbois de pins, et qui durant l’hiver manque de touteautre nourriture que celle que la rigueur de la saisona épargnée dans ces bois,jointeàquelquepeudepaillede sarrasin. Aussi cette race à laine noire ou tachetéedemeure chétive, et ses toisons ne fournissent que de lalaine à matelas. Contre-sens fâcheux en tant que les