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Tome second.
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A l’aGRICULTÜRE DE LA FRANCE.

récolte qu’il en obtient, c’est-à-dire que la terre y estar rivée à son meilleur produit.

La culture de la vigne, la plus importante dans cetterégion, puisqu’elle y crée son principal produit ven-dable, se pratique sous les plus favorables condi-tions ; c’est-à-dire qu’elle obtient à peu de frais unproduit de grande valeur, ce qui est rare. Sansdoute les plants fins du Bordelais ne se chargent pasde grappes aussi nombreuses, ni aussi lourdes quecelles qu’on voit pendre aux ceps vigoureux des vi-gnobles communs du littoral de la Méditerranée ; maiselles n’occasionnent pas plus de frais pour en obtenirla vendange ; tandis que le vin s’en vend I ou 2 fr. lelitre, au lieu que le distillateur de Cette ou de Lunelne paie celui du littoral que 5 à 10 centimes. Il y adonc, en faveur d u producteur de Bordeaux, une margeimmense qui se compense, il est vrai, par la différencedu prix capital de la terre, et dont le bénéfice vient seniveler dans l’intérêt même de ce capital que la terredoit à son propriétaire.

C’est cette différence que l’on gagne en partie parla conversion de la terre arable en vignoble, qui donnetant, de faveur à cette opération rurale, jusque-là oùle trop plein des produits de la vigne obligera à fairerétrograder cette culture. Mais la France n’en est pasencore là. Elle est appelée par la marche générale dela civilisation à jouir pendant longtemps encore d’uneproduction dont elle a le monopole naturel. Cettejouissance lui fait gagner tout le surplus que la valeurcapitale de la vigne a sur celle de la terre arable, sur-plus qui va chaque année s’additionner à la somme ducapital national et qui sert à expliquer l’accroisse-