coup d’oeil général
622
n’avions pas connaissance alors du dernier recense-ment qui a porté à 1,000,000 de plus l’accroissementde la population, c’est-à-dire à 8,540,000 individusl’augmentation qu’a reçue la population de la Francedepuis l’année 1789. Soit un tiers en sus ou 34 p. 100de plus, et cependant les denrées ne sont pas à un prixplus élevé, et peut-être est-il moindre. L’agricultureproduit donc, d’après le calcul que nous avons posé,34 p. 100 de plus pour satisfaire à une consommationpareille pour une population accrue de 34 p. 100, ensus, et 3 p. 100 affectés au mieux-être de cette popu-lation, soit, en tout, 37 p. 100.
Les premières années de la Révolution donnèrentune forte prime à la culture du blé, soit pour l’aboli-tion de la dîme sans indemnité, ce qui valut aux cé-réales un encouragement très marqué, soit parles prixexcessifs dus aux diverses circonstances qui firentmonter les blés ; aussi y eut-il, à cette époque, beau-coup de défrichements opérés sur des vaines pâtures,tant communales que particulières, ainsi que sur lesbois, aucunes lois exceptionnelles ne s’y opposantalors. La tendance de l’agriculture eut donc pourunique objet la production des céréales, tendance quia dû se soutenir pendant la guerre, parce que les prixrestèrentavantageuxtantqu’aduré toute cette période.La culture des céréales est d’ailleurs celle que préfèrentles cultivateurs français, bien plus laboureurs et vi-gnerons que pasteurs.
A ces causes, ajoutez celle de la participation qu’adû nécessairement avoir cette culture au mouvementgénéral de l’amélioration qui s’est prononcé en touteschoses depuis 1815; c’est-à-dire depuis vingt-deux