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Tome second.
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SUR L’AGRICULTURE BE LA FRANCE.

ans, pendant le laps desquels on a successivementadopté, ou la charrue de M. Guillaume ou celle deRo-ville, et l’on s’expliquera ainsi l’abondance et le basprix des grains, chargés néanmoins qu’ils sont d’ali-menter une population accrue de 8,540,000 âmes.

La culture des prairies artificielles a reçu son déve-loppement à l’arrivée des mérinos, et si celle de la lu-zerne et du sainfoinest encore concentrée sur des pointsspéciaux, celle du trèfle est à peu près générale dansle royaume. Il y a ainsi un premier indice du besoinqu’ont ressenti les cultivateurs de se faire créer desproduits en dehors des céréales.

Mais cette tendance des cultivateurs s’est pro-noncée d’une manière bien plus ostensible encore dansl’extension qu’ils ont donnée à la culture de la vigne.Ils dérobent, pour cette culture de l’espace, aux ro-chers, aux bruyères et aux terres arables. Tous lescoteaux du royaume se revêtent aujourd’hui de pam-pres; il n’y a d’exception que pour les contrées fores-tières et montagneuses, et l’on peut aller de Paris àLyon, de Lyon a Avignon, de là, à Bordeaux, et reve-nir par le littoral de l’ouest à Saumur, et par Orléansà Paris, sans cesser de voyager en vue de vignobles. Sil’on compte quelques lacunes, elles sont plus que com-pensées par ceux des vignobles placés en dehors de laligne parcourue. Nous avons donné ailleurs les motifsd’une extension dont le principe est dans cette dispo-sition à soustraire des terres aux cultures arables qu’unavertissement donné par les mercuriales annonce pourêtre peu lucratives.

Aujourd’hui cet avertissement est patent, et tousles efforts de l’agronomie tendent à trouver, en dehors