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Tome second.
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SUR L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. ' 52 ;»

enfin que les petits propriétaires cultiveront tou joursdu blé pour leur propre consommation, et les mé-tayers, pour remplir les conditions de leur bail. Cerégime agricole prend à peu près la moitié du terri-toire de la France. Ces petits propriétaires et ces mé-tayers profiteront, pour leur part, des méthodes per-fectionnées qu’ils verront à leur portée et maintien-dront un équilibre sur lequel reposent la prospérité etla tranquillité du royaume.

Mais on ne saurait obtenir tant de productions va-riées du sol qu’en le préparant par une quantité pro-portionnelle d’engrais. Or, la France est pauvre enprairies naturelles parce qu’elle manque de la prédispo-sition du sol, indispensable à l’établissement de tellesprairies; celles même qu’elle possède à titre d’herba-ges ne servent, ainsi que nous l’avons montré, quepeu à l’agriculture, parce qu’elles y sont comme uneexception et ne s’v encadrent pas. La multiplicité desdroits de parcours sur les communaux, dans les boiset les propriétés particulières, avait accoutumé les cul-tivateurs à ne compter que sur la vaine pâture pournourrir leurs bestiaux. L’Assemblée constituante, quidans un instant aurait pu abolir tous ces droits, ainsiqu’elle l’a fait de tant d’autres, n’a pris, à cet égard,que des dispositionsincomplètes. L’usage duparcours,si invétéré en France, s’est conservé, et ce ne peutêtre que par son abolition que l’agriculture pourravoir se soutenir utilement l’impulsion qu’elle a reçueet qui importe à l’économie de l’avenir.

Qu’on ne croie pas la chose impossible, car elle s’estexécutée en dernier lieu en Allemagne, et depuis bienplus longtemps dans la Haute-Italie, la Suisse et la Bel-