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COUP d’oëil général
gique, où les bestiaux n’en sont plus réduits à chercherdans un maigre parcours une nourriture que les sai-sons leur donnent ou leur refusent. Mais les inconvé-nients agricoles qui résultent de la vaine pâture nesont pas bornés à celui de la perte des engrais d’unbétail mal nourri, elle en a sous le point de vue de l’é-conomie générale du pays un plus grave encore, celuid’occuper, pour atteindre au même but, une superficiebeaucoup plus considérable. Elle occasionne ainsi uneperte inutile de terrain, perte dont l’importance s’ac-croît en raison de la pression de la population sur unesurface qui a des limites et qu’il n’est au pouvoir depersonne de rendre susceptible d’extension.
La législature est maintenant nantie d’une propo-sition de loi restrictive des droits de vaine pâture surles domaines d’autrui. Il est peu probable que cetteproposition arrive à bien, car il existe encore beaucoupde préjugés en faveur de ce droit. Quelque déplora-bles qu’en soient les effets, il faudra encore un cer-tain temps avant que les esprits soient éclairés surcette question ; mais quel que soit son sort aujourd’hui,elle ne pourrait recevoir d’exécution qu’autant qu’unapprovisionnement suffisant en prairies artificiellesviendrait remplacer, par une nourriture à l’étable, ledéficit laissé par le parcours.
C’est donc à l’établissement de telles prairies queles efforts simultanés de l’agronomie doivent tendreavant tout, car c’est ce qui manque encore à la Franceet ce dont elle a le plus pressant besoin. C’est la con-dition indispensable pour se livrer avec fruit à toutesles cultures industrielles auxquelles les sociétés agro-nomiques ne cessent d’offrir des encouragements.