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indécence. Les habitans du Valais regardent lefrcrétins comme les anges tutélaires des familles,comme des saints : on ne les contrarie jamais, onles soigne avec assiduité, on cherche à les amu-ser, à satisfaire leurs appétits. Les enfans n’osentles insulter , et les vieillards les respectent :ils naissent crétins, et les années n’apportentaucune diminution à leur abrutissement. Lesigne extérieur du crétinisme est un engorge-ment dans les glandes du cou. Cependant tousceux qui ont des goitres ne sont pas des crétinset des idiots ; il y a des gens d’esprit affligés decette maladie, qui n’est que l’elfet du relâche-ment de la fibre : cependant on trouve dans leValais , dans la vallée d’Aoste et dans la Mau rienne , diverses nuances de ceLle infirmité. Onvoit des crétins qui ne profèrent que des sonsarticulés, d’autres qui balbutient des mots, d’au-tres qui, sans avoir l’usage de la raison, appren-nent comme les singes, par imitation, â vaquerà certains travaux de la campagne ou du mé-nage j plusieurs même se marient.
i) Il paroît que c’est sur-tout dans l’enfanceque se détermine cette maladie 5 car ceux qui enont été exempts jusqu’à leur dixième année, nela redoutent plus. Les étrangers qui s’établissentdans le pays, n’en sont point attaqués} mais