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les fibres tendres des enfans, et y produit tinrelâchement d’où résulte ce gonflement, cetteatonie qui est le caractère spécifique de cettemaladie. On -voit des goitres en Angleterre, àSumatra , et dans quelques îles situées sous laligne, mais seulement dans les vallées ».
Ce qui manque, selon moi, dans le Valais ,c’est un hôpital tel que celui de la nouvelleCarthagène, dans lequel on enferme les gensattaqués de la lèpre, maladie endémique de cesclimats, occasionnée par la continuité des gran-des chaleurs. Dans cet hôpital, femmes, hom-mes, enfans , occupent une enceinte spacieuse,où chacun a son logement, un jardin propor-tionné à sa fortune : on permet le mariage àces liospiciés, aussi avides des plaisirs de l’hy-men que les crétins du Valais .
J’ai dit que les gens aisés du Valais envoyoientleurs enfans sur les montagnes jusqu’à l’âge dedix à douze ans. Les personnes au-dessus dupeuple portent la précaution plus loin : leursfemmes, pendant leur grossesse, vont vivre etaccoucher dans les villages élevés, et cette pré-caution est suivie du plus heureux succès.
Il seroit bien important pour l’humanité,selon le voeu de monsieur Bonnet de Genève , dedisséquer le cerveau de ces imbécilîes, pour
connoître