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connoitre la différence de leur cervelet à celuides autres hommes.
Nous avons remarqué que les dames de Sion ont le cou un peu gros, et même quelqu’appa-rence de goitres : celles qui passent l’été dansles montagnes élevées y perdent cette petite dif-formité , qui reparoît pendant leur séjour dansla ville.
Sion est situé sur un coteau, à quelque dis-tance de la rive du Rhône, dans une belle plaine;sa situation est riante. Sa vue s’étend sur deuxvallées ; elle a en face, au-delà du Rhône , unemontagne couverte de belles maisons de cam-pagne , rangées en amphithéâtre ; et les pro-priétaires , sans sortir de la ville , jouissent del’aspect de leurs possessions. Les maisons sontassez bien bâties ; on peut distinguer celles deschanoines, et la cathédrale. Ce qui blesse l’œildans cette ville et inspire le dégoût, ce sontlesfumiers, les immondices de toute espèce, quipavent les rues et infectent l’air.
Sion nous a paru un mélange de militaires etd’ecclésiastiques. Hier, dimanche, nous sommesallés à l’église; après la messe, les hommess’assemblèrent avec leurs armes. Le capitaineétoit en grande perruque et en habit noir, etles autres bigarrés de diverses couleurs; ils par-ii.
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