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la persuasion intime Je l’immortalité de l’amen.Elle a demandé un confesseur , et inylord lui apromis de lui en chercher un, si la maladie de-venoit plus.dangereuse.
Puisque je suis plus à moi, que l’espérance-ressuscite mon ame, je vais vous raconter lapetite scène qui s’est passée entre mylord et lemédecin de ce pays ,. gascon d’origine,gascondans son accent, gascon dans son impudence.Mylord entra dans la chambre de la malade, aumoment où ee docteur lui donnoit une décoc-tion de quinquina.il enleva précipitamment levase des mains de Blanche, et dit à l’Esculape ,avec quelque vivacité , qu’il se trompoit dansle Iraitement , que ce n’étoit pas celui de cettemaladie. Le faux Esculape, étonné qu’un hom-me non-médecin osât contrarier sa méthode,lui dit : k Eh donc ! vous croyez en savoir plusqu’un homme du métier, qui a étudié' troisans à Montpellier ? vous voulez donc créer unenouvelle médecine?—Au contraire, monsieur,c’est l’ancienne que je veux suivre : je me règlesur les aphorismes de Boërhaave , de Vanswie-ten et d’Hippocrate . — Bah ! Hippocrate ! par-bleu , s’il revenoit, ce ne seroit qu’un petitécolier. — Auprès de vous , sans doute ? — Etpourquoi pas? la médecine, pendant qu’il vi-