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Tome second.
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voit, étoit encore dans son enfance. Nous la-vons bien changée et bien perfectionnée depuisce docteur grec. Pourriez-vous me dire enquoi consistent les progrès de votre art? Aguérir les malades. Je vous en dirai davan-tage : lart de la médecine consiste à laisser agirla nature , à la seconder, à lui donner desforces quand la maladie résiste ; cest du moinsainsi que se conduisent les grands médecins. :Mais vous, monsieur létranger , sécrie le gas-con irrité , eh donc ! qui êtes-vous ? d sor-tez-vous ? avez-vous pris votre science ? dequel droit vous mêlez-vous de mes malades ?comment vous nommez-vous »? A cette cumu-lation de questions, mylord répondit avec beau-coup de sang-froid : « Je suis un homme , jesors d Angleterre , jai puisé quelques connois-sances dans les livres de médecine ; je me mêledune malade qui mest chère , et du droit quatout homme dempêcher un assassinat, et jeme nomme mylord Ellis , pair dAngleterre ».Le ton moitié franc , moitié ironique de my-lord , et sur-tout son nom qui terminoit la pé-riode , imposèrent à notre gascon ; il prit sonchapeau en disant : « Eh bien ! seigneur mylord,puisque vous en savez tant, chargez-vous de lamalade ; je men lave les mains : dieu merci, je