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d’être lapidé comme l’ennemi lu genre Immain.« La vraie dévotion, dit la Biuyère, aussi bonphilosophe qu’un autre, est la source du re-pos; elle fait supporter la vie, et rend la mortdouce )). Si le jour avoit éclairé des beautés,des merveilles sans nombre , la nuit à sontour attira nos hommages et noire admira-tion.
Nous étions assis, Blanche , mylqrd et moi,sur un banc do pierre, contemplant ces soleils,ces planètes qui rouloient dans les cisux. My-2ord nommoit à Blanche les constellations etles étoiles qui s’élevoient sur l’horizon, cc Pour-quoi cette étoile, que vous nommez Sirius,est-elle plus brillante que les autres ? deman-doit Blanche. — Mylord. Parce qu’elle est laplus voisine de la terre. — Blanche . Connoît-on la distance qu’il y a d’ici â cette étoile? ■—■M. Non, elle est trop éloignée pour en mesurerla parallaxe ; mais ce que l’on présume avecplus de certitude, c’est qu’un rayon de lumière,parti d’une étoile du dragon, en parcouranttrente-trois ou trente-quatre millions de lieuespar huit minutes, emploie six ans pour par-venir à la terre ; et les étoiles qui, étant pluséloignées, nous paroissent plus petites , ne noustransmettent leur lumière que dans trente-six