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l’Etre suprême, et ne lui demandent, pource tte vie, que la continuité des mêmes faveurs,la paix de l’ame, et la santé pour eux et leurstroupeaux. Leur piété touchante réveilla notredé votion ; nous nous associâmes à leurs prières:Bl,anche sur-tout pria avec ferveur, à genouxau milieu d’eux. Quand ils eurent fini, je leurdis : « Mes amis, aimez-vous toujours bien;vivez toujours en frères : mettez-vous tous lessoirs sous la protection du ciel, et ses bienfaitsdescendront sur vous dans cette vie et dansl’autre ». Ils furent touchés de cette petite ins-truction pastorale. Quel ennemi de la divinitéet des hommes, quel prétendu philosophe ose-roit dire à ces enfans de la nature : « Cet Etreqine vous priez, que vous adorez, n’existe pas;oui il est indifférent, insensible à vos prières,à vos actions, à vos peines : n’attendez de luiaucune consolation, aucune récompense, soitpendant votre existence, soit après votre mort '»?Vous conviendrez qu’un tel homme mériteroit
1 Le sage peut s’égarer dans les abstractions de lamétaphysique, s’étonner du mal physique et du malmoral, répandus sur la terre, et, de conséquence enconséquence, douter de l’existence de la divinité ; maisqui la nie affirmativement, est un homme vain, sot, ouimmoral.