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à cette entreprise. « Ne craignez rien, leur clis-je ; par-tout où il y aura du danger, je monteraile premier ». Mon exemple les ranime ; l’un me6uit; l’autre fait un long détour pour chercherun sentier plus facile, nous perd de vue, et erretout le jour sur des rocs entassés, des glacesaccumulées, et il ne nous rejoignit quà la nuit.Cependant mon chasseur me précède au milieudes rochers horribles, où il falloit s’élancer, sesuspendre. Nous nous tendions réciproquementla main, pour nous aider , nous soutenir : nousmarchâmes ainsi une heure et demie, ne nousarrêtant que pour recueillir nos forces et fran-chir des précipices. Nous croyions avoir sur-monté les plus grands obstacles, lorsqu’unemasse de neiges fondues se trouva devant nous ,comme un rempart, haut de quarante pieds.L’elfroi nous saisit ; nous hésitons : un seulfaux pas nous menoit à la mort. Cependant lecourage renaît. Aidés de nos bâtons ferrés, denos crampons, n’avançant qu’avec lenteur etprudence, nous franchissons ce passage : au-delà le chemin fut plus difficile, sans être dan-gereux. Nous montâmes encore pendant uneheure ; le Monl-Velan s’abaissoit insensible-ment. Tout-à-coup un mur de glace se présenteà nos yeux : il étoit vertical. Nulle crevasse >