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Tome second.
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moit pecuniœ ; des redevances nommées scrip-tural, imposées à ceux qui tenoient les terresconquises réunies au domaine : lorge, le fro-ment, les troupeaux, les arbres même, le vin,tout payoit des taxes onéreuses. Le vingt-hui-tième étoit prélevé sur les esclaves quon alfrau-chissoit : le censeur, à chaque dénombrement,pouvoit hausser la capitalion à volonté, sanspouvoir la diminuer. Je ne cite ici que les im-pôts levés dans la république ; cétoitbien autrechose sous les empereurs, lon mit à con-tribution jusquaux fenêtres et aux urines.Aussi, répliqua Murith, vous 11e trouverez dansnotre Helvétie, ni panthéon, ni cirques, nisuperbes palais : le mot de finance y est inconnu ;nul n'est assez opulent pour acheter son voisin,et assez pauvre pour être obligé de se vendre.Mais je vais répondre à votre question sur nosmoeurs et coutumes.

» Dans nos climats, à dix-huit ans lhommeest formé ; sa barbe est faite, sa tête est cou-ronnée de cheveux bouclés ; ses formes, saphysionomie annoncent un Hercule . Lété , ilhabile les Alpes ; sa voix retentit dune mon-tagne à lautre : il chante du haut dun mont,et on lui répond de lautre sommet. Il aime ladanse , et saute un jour entier sans se fatiguer.