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Tome second.
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courent rapidement de pays en pays, ne voyantque la surface des choses, peuvent parler toutau plus du costume des habitans, et du maté-riel dune contrée. Mylord avoit demandé àmonsieur Murith quels étoient les impôts quepayoient les habitans ? « Ma réponse, dit-il,sera consolante ; car ce mot dimpôt a toujoursquelque chose dodieux et daffligeant : exceptéle péage des chariots, impôt très-volontaire, etle service personnel, le Suisse ne paie, par an,quenviron six francs. Cest bien peu , mé-criai-je. Si vous étiez ici, vous trouveriezque cest assez ». Mylord dit quun Anglais trouverait celte taxe bien légère. « Mais, ajouta-t-il , je veux vous faire voir combien la répu-blique helvétiqueest heureuse, relativement auximpôts, non-seulement comparés à ceux de monpays, mais à cette république romaine, si riche'et si fastueuse.

» A Rome , la vente du sol étoit le premier im-pôt; ensuite, toutes les marchandises, tous lesbateaux qui entroient dans les ports de lItalie ,payoient à leur entrée des droits exorbitans. Il yavoit des taxes annuelles et volontaires : le droitappelé portoria , établi sur toutes les fabrica-tions ; les dixmes de tous les fruits de la terre, le-*'vées dans des contrées en nature, et quon nom-