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Tome second.
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Viennent furieux. Je vous crayonne ici, mes isieurs, le tableau des moeurs générales; il y a.des exceptions locales et nombreuses, sur toutparmi nos pasteurs et les concitoyens des ourset des marmottes ; cest-à-dire de ceux quivivent au milieu de la neige et des glaces ».Mylord interrompit monsieur Murith pour pro-poser du tiré ; messieurs Murith acceptèrent:Blanche le prépara, et ces messieurs ne man-quèrent pas de la comparer à la jeune Hébc ver-sant le nectar. Au sujet du thé, monsieur Mu-rith nous parla du café long-temps prohibé enSuisse , et qui cornmençoit à sy introduire, etsupplcoit lusage du vin. «Cette liqueur, dit-il , est une dépense pour notre pays , mais elledonne plus dactivité à notre commerce ». Nouslui demandâmes alors un court précis des pro-ductions de la Suisse et de ses échanges.

« La Suisse exporte pour vingt millions detoile quelle fabrique ; la France en achète pourquatre millions : les mousselines de Saint-Gall ,et celles plus communes de Zurich et des autrescantons, rapportent deux fois autant. Les fro-mages, principale richesse des états démocra-tiques , sont une denrée très-recliercliée par lesAllemands et les nations maritimes ; le produiten est évalué à quinze millions. Les chevaux