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Tome second.
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ce Dieu qui tentend, et qui lit dans ton ame,que tu épouseras ma fille au printemps.Oui,je te le jure par ce Dieu qui mentend, et quilit dans mon ame. Embrasse - moi ; je tedonne ma fille ; elle sera ta femmé dès cettenuit». Nous rentrâmes dans sa chaumière : Ur-sule nous attendoit, inquiète de notre absence.Son père lui dit : «Ursule, tu es mariée i Pierreest ton époux : je vous donne ma bénédiction ».Je me jetai dans les bras dUrsule , et nousfîmes les noces. Nous mangeâmes une cuissede chamois , un morceau de fromage , âgé desoixante ans : Brougg nous dit que son pèrelavoit pétri lui-même le lendemain de son ma-riage. Un matelas étendu sur des peaux deboeufs, fut notre couche nuptiale. Cet hymen ,contracté sur ma bonne foi , porte la couleurdes moeurs antiques : ainsi Abraham épousaAgar sa servante; ainsi Rachel et Lia, femmesde Jacob , mirent leurs servantes dans son lit :la seule différence entre ces patriarches et moi ,cest quils avoient plusieurs femmes. Mais saintAugustin remarque quils étoient plus sages,avec ce nombre dépouses , que les chrétiensavec une seule ; ce qui est facile à croire.

» Au printemps, je descendis à Berne : monprojet étoit de vendre le diamant que mavoit