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donné mon malheureux ami en expirant, etd’acheter du produit une métairie, un trou-peau et les ustensiles du ménage : il m’encoûtoit beaucoup de me défaire d’un pré-sent si cher. Mais mon ami même auroitapprouvé sa destination. Un diamant m’étoitinutile ; il me falloit une bêche , des vasesd’argile et une cabane. Je m’adressai à un Juifqui, après avoir bien examiné ce bijou soustoutes les faces, m’en offrit deux mille florins.Un jeune homme , présent à ce marché, pro-fila de l’absence momentanée de l’Hébreu , etme demanda la préférence pour deux milledeux cents florins. J’y consentis.
)> II me pria de l’attendre à mon auberge, pen-dant qu’il alloit chercher la somme chez sonpère, négociant de cette ville. Le jeune Kes-ler, c’est le nom de mon acheteur, dit à soirpère qu’il venoit de conclure un excellent mar-ché , et d’acheter, pour deux mille deux centsflorins , un diamant qui en valoit trois mille aumoins. Le père lui répond: «Le vendeur n’ensait donc pas le prix? — Il doit le savoir ; maisil paroît pressé d’argent et de besoin. — C’est-à-dire , mon flls, qu’au lieu de chercher àaider ce malheureux, et de lui tendre une mainsecourable, vous voulez profiter de sa détresse*.