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'Antoine et Josepli Bruno, qui étoient venus déDelmonte à son secours. Ils continuèrent en-*core leurs recherches pendant quelques jours;mais voyant l’inutilité de leurs efforts, ils dé-cidèrent d’attendre que le retour du printempseût fait fondre la neige. Ils n’espéroient plussauver leur famille, ruais ils vouloient retirerune partie du bien de l’infortuné Joseph, etfaire enterrer leurs malheureux parens. Sur lafin de mars, le temps changea; un vent douxtempéra la rigueur du froid, et commença lafonte des neiges : la vallée de Bergemolettopeu à peu se dessina, et reprit sa forme pre-mière; la température sur-tout, fut très-adou-cie au 18 avril. Alors les liabitans , voyant letemps favorable pour retrouver leurs maisonset leurs parens, se remirent à l’ouvrage : armésde pioches, ils se frayoient un passage dans laneige, et la perçoient avec de longues perchespour sonder le terrain. La première maisonqu’ils découvrirent fut celle de Louis Roscia,qu’ils trouvèrent mort à côté de son fils. Dansune autre maison, on exhuma le cadavre dubon pasteur; ilavoitun chapelet à la main, etdeux grosses poutres sur le dos. Joseph Ros-cia, animé par ses découvertes, redoubla d’ef-forts et d’ardeur pour retrouver son logis : heu-reusement