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Tome troisieme.
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voix foible et étouffée qui disoit : « Mon chermari ! mon cher frère ! secourez-nous , tirez-nous d’ici )) ! A ces cris toucliaus, ils s'arrê-tent , frémissent de joie, et leur courage etleurs travaux redoublent. A mesure qu’ils avan-çoient, la voix se faisoit mieux entendre. Lors-qu’ils eurent ouvert un large passage dans laneige, Antoine y descendit , et demanda quiétoit la personne qui leur parloit? Anne-Mariereconnut la voix de son frère, et, vivementémue et pleurant d’allégresse, elle répondit :« C’est moi, mon cher frère ! qui suis ici avecma belle-sœur et avec Marguerite : Dieu , dans6a miséricorde, nous a sauvées toutes les trois ».Alors Antoine cria à ses compagnons que sacœur étoit retrouvée , qu’elle étoit encore vi-vante , ainsi que sa famille. A ces cris, le mariet Joseph Bruno, transportés, hors d’eux,élargissent l’ouverture, et descendent dans l’é-table. Le fils de Roscia, resté sur le bord,appelle tous les montagnards qui travailloientaux environs pour découvrir leurs cabanes $ils accourent. D’abord on vit arriver en hautdeux chèvres encore vivantes; ensuite parutJoseph Roscia, avec sa femme sur ses épaules ;6es camarades lui tendirent les bras et l’enle-vèrent; niais sitôt que cette malheureuse femme