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l'oient en sursaut ; elle voyoit sa belle-soeur et6a fille écrasées sous les ruines de l’étable : in-sensiblement , les songes s’évanouirent; et Ife,douzième jour, pour la première fois, elle dor-mit pendant quatre heures de suite. Ses yeuxne pouvoient distinguer les-objets qu’avec peine ;ils les voyoient doubles.
Mais passons au détail' tout aussi intéres-sant dé la situation, du genre de vie de ceSfemmes pendant leur séjour dans cette tombe ,oii elles étoient ensevelies vivantes.
Elles y trouvèrent , en entrant, six chèvres ,dont quatre disparurent, une ânesse et quel-ques poules. Dans un coin de cette étable étoitun petit réduit où l’on renfermoit des provi-sions de bouche : il y avoit un lit ; c’étoit unasile quand le mauvais temps empêchoit d’allerk là maison, éloignée de cent pas. A peine cesfemmes furent dans cette étable , qu’elles en-tendirent sur leurs têtes un bruit affreux, sen-tirent une poutre du toit s’écrouler, et se virenttout-à-coup enveloppées de la nuit là plusnoire. Elles comprirent que l’avalanche së pré-cipitoit sur elles; frappées de terreur, pâlesd’effroi, elles restoient muettes et immobiles. Ce-pendant elles écoufoient, attentives au moindrebruit ; mais un, silence profond ayort succédé