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Tome troisieme.
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fant demandant à manger , Anne lui donna*trois châtaignes j elle en donna trois autres àsa belle-sœur , autant à Marguerite , et elle-en garda quatre pour son compte.

Au milieu des ténèbres qui les environnoient r3e chant des poules fixa les époques du lever etdu coucher du soleil : je ne sais si cette hor-loge étoit bien juste. La nuit suivante se passacomme la première ; les deux aînées , à prierDieu , et les deux autres , à dormir. Le len-demain , l’ânesse se fit entendre pour la dernièrefois ; mais elles sentirent une joie bien vive àl’approche de deux chèvres qui vinrent lestrouver : elles apportoient la manne du désert..On les caressa ; on leur donna du foin : l’une'de ces chèvres étoit pleine , mais l’autre avoitdu lait abondamment. Anne se rappela qu’il yavoit sous la crèche une éeuelle destinée à re-cevoir le lait y elle la chercha et la trouva. Lachèvre donna un peu plus d’une livre de lait.'Anpe, interrogée comment elleiàisoit la distri-bution de ce lait, répondit avec ingénuité : « Jecommençois par avoir de la charité pour moi ;mais sans oublier les autres ; j’en buvois ce queje croyois devoir suffire pour me soutenir. Mabelle- sœur avoitlamêmediscrétion, et donnoiéle reste à Marguerite et au petit Antoine