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Tome troisieme.
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Couleur étoit la vermine qui les dévoroit et l’eau•quileur tomboitsurla tête.Dans cette situationaffreuse , elles n’ont jamais perdu l’espérance ;elles pensoient que la neige , fondant dans lemois d’avril, elles pourroient être secourues jelles croyoiententendre une voix intérieure quileur disoit : « Dieu ne vous abandonnera pas ».Anne fut la plus intrépide ; elle encourageoitet consoloit les autres. Elle, n’a pleuré qu’unefois ; c’étoit en songeant que ses amies pou-rvoient périr les premières , et qu’elle se trou-veroit seule au milieu de leurs cadavres.

La chèvre, qui étoit pleine, mit bas aucommencement d’avril, et son lait fût un nou-veau bienfait du ciel : on en tira de chaquechèvre une écuelle par jour j mais le foin di-minua et le lait aussi.

Enfin, pour terminer ce triste et long récit,un jour ces pauvres femmes crurent entendreun bruit lointain ; c’étoit probablement le 20avril, quand on découvrit le cadavre du curédans la maison voisine de l’étable. A ce bruit,elles crièrent ensemble, de toutes leurs forces :« Au secours ! au secours » ! Mais le bruitcessa, et les laissa dans l’affliction. Cependantce foible rayon d’espérance ranima leur fer-veur; elles adressèrent à Dieu de nouvelles sup-