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Tome troisieme.
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par ries monts rie glaces d’une hauteur prodi-gieuse. Alors la scène changea tout-à-coup : nousnous trouvâmes au milieu d’un amas de rochers,obscurcis par les ombres du soir ; à notre gau-che, une rivière rapide rouloit avec fracas. Lesténèbres', qui s’épaississoient, étoient en di-vers endroits colorées de rayons lumineux ; leureffet étoit magique. Au plaisir des yeux se joi-gnoit celui de l’odorat : nous respirions le suaveparfum des plantes aromatiques qu’éleyoit lafraîcheur du soir. Dans ce beau jardin de lanature, nous oubliions les heures et le but denotre course. Nous comptions arriver en peude temps à Lauterbrunn, lorsque notre guidedisparut, ce qui nous étonna beaucoup : il nousavoit parlé d’un clocher de ler-blanc, terme denotre route, que nous avions déjà dépassé.

Cependant, ne découvrant plus aucune habi-tation, et le crépuscule s’éteignant par degrés,nous commençâmes à presser notre marche,ce qui nous éloigna de plus en plus de notregîte. Nous trottons à l’aventure, sans chemintracé ; nous traversons hardiment l’obscuritéd’un bois, nous arrivons dans une vallée inha-bitée, semée de débris, coupée par mille tor-rens, dominée par des monts de glace et desglaciers, dont nous entendions le craquement.