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sieur, avec plaisir, que vous vous abandonnezà la Providence. Quand on a la consciencenette, qu’on s’est confessé, et qu’on a mis ordreà ses affaires , on doit se résigner à la volontédu ciel. A propos d’affaires, je ne doute pasqu’un homme aussi sage, aussi prudent quevous , n’ait définitivement réglé les siennes :vous n’avez plus rien à ajouter à votre testa-ment? — Non, rien du tout. Je ne m’occupeplus des choses de ce monde, et je ne cherchequ’à me faire pardonner les fautes de ma vie,par celui qui va bientôt me juger. — C’est fortbien ; je reconnois là votre piété et votre espritjudicieux. J’ai toujours ouï dire que le calmede l’ame étoit la santé du corps. Adieu, moncher monsieur : si vous avez besoin de moi,comptez sur mon zèle et sur mon attachement ».Lorsqu’il fut parti, madame Bertaut dit à sonmari : « C’est un très - honnête homme quece notaire. Vous avez bien raison de met-tre toute votre confiance en lui, car il vousest entièrement dévoué. — Oui , c’est unhomme rare $ aussi c’est vous qui me l’avezdonné ».
La garde-malade et Champagne , les deuxespions de madame Bertaut, embarrassaient