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beaucoup pour les entrevues du père et des en-fans. Julie invoqua son génie pour congédierces témoins odieux ; elle fit écrire une lettreà Bertaut, par madame de Saint-Omer , con-çue en ces termes :
«Votre situation, mon frère, devroit vous'dessiller les yeux. On répand dans la ville, etje n’ose le croire, que, par votre testament,■vous dépouillez votre fille, et laissez tout votrebien à une étrangère. Croyez vous que Dieu vous pardonne une pareille conduite? Ah! plu-tôt rappelez vos senlimens; rendez ses droitset votre coeur à votre fille, et ne trahissez nil’honneur, ni la nalure. Au reste , nous trou-verons bien le moyen de faire casser ce testa-ment; et vous pouvez compter que, si nousavons le malheur de vous perdre, le scellé seraaussitôt apposé dansla chambre de votre femme.'Adieu, mon cher frère ; votre garde vousest fidelle ; vous pouvez lui confier votre ré-ponse ».
Julie ayant fait écrire celte lettre d’accordaveç son maître, la lui remit, et courut en-suite chez madame Bertaut, l’air effaré, pourl’avertir qu’en entrant subitement dans laçhambre de son époux, elle lui avoit vu une