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Tome troisieme.
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( S8i )

«Très, ni le moindre scrupule, à m’en prévaloir : ils en«sent enlr’eux avec la même simplicité; et les enfansen âge de raison sont les égaux de leurs pères. Les do-mestiques s’asseoient à table avec leurs maîtres : la mêmeliberté règne dans la maison et dans la république; etla famille est l’image de l'État »,

(c) La secte des Moravians a beaucoup de rapportavec celle des Dumplers. Elle habite le Moravian, paystrès-agréable, situé à cinquante milles de Salisbury,ville de la Nouvelle-Angleterre . Leur capitale est 13e-thania , située sur une petite rivière. Celle secte ou fra-ternité possède un terrain immense. Leur police, leurrégime intérieur tient de la vie monastique. Tout y esten commun : les jeunes personnes des deux sexes sontélevées séparément; Unit commerce, toute fréquenta-tion leur sont interdits jusqu’au temps du mariage. L’étatdonne aux nouveaux époux une maison, une portioude terre , les inslrumeus du labourage, les ustensilesdu ménage; et le produit de leur industrie se versedans le magasin publie. Dans l’enfance, ou leur apprendà lire, à écrire, et la mécanique. L’uniformité et lasingularité de leurs habillemens, la longue barbe deshommes, qui descend jusqu’à la ceinture, leur donnentun air- sauvage et hideux.

Dès l’àge le plus tendre, les enfans sont séparés deleurs parens et mis dans les écoles publiques, qui sontdes espèces de séminaires; dès ce moment, ils appar-tiennent à la société; on leur inspire l’amour de la pa-trie , et on les accoutume à se regarder comme deshères , ci à éteindre ce sentiment paternel et filial qui