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*685 f '*- ats 5 comme de simples usufruitiers, et unarrêt, du conseil, i685 , en consacra le prin-cipe.
Les chapitres, les couvens et les bénéficiers cher-choient partout à éluder l'exécution ou la sévéritéde l’ordonnance: les uns, sous des prétextes debien public ou de charité, donnoient à cens et àrentes devant leurs officiers propres, des partiesde bois en futaies ■ le censitaire, garanti par unacte quelconque, coupoit les arbres et défriclioit ;les seigneurs suzerains et les curés n’avoient gardede s’y opposer • il en résultoit des droits et desdîmes. Mais des arrêts sévères , rendus publics,réprimèrent partout ces abus , et il y eut desexemples d’amendes arbitraires très - considéra-bles.
1688. Les seigneurs à hauts titres, pour s’arroger lajuridiction des eaux et des bois de leurs seigneu-ries, imaginèrent de donner à leurs juges des pro-visions de gruerie ; un arrêt du conseil, du moisd’octobre 1688, fit une défense générale à tousles juges seigneuriaux, tels qu’ils fussent, de s’inir-miscer en rien dans les actions de la compétencedes officiers des maîtrises des eaux et forêts.
Pourtant, il faut l’avouer, Louis XIV, dans lesdernières années de sa vie, a fait de nombreuseset vastes concessions de bois et forêts, et on nepeut taire que déjà M. de Basville, fils de M. de