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Lamoignon, faisoit de fortes représentations surla dégradation des forêts dans le Languedoc.
Les parlemens, cependant, ressentoient avechumeur une puissance juridictionnelle indépen-dante de la leur ; il y eut donc, en 1704, unecomposition entre eux et la cour; un édit créa, prèsde chaque parlement ou conseil supérieur, unechambre pour juger les faits d’eaux et forêts endernier ressort. Mais dans cet édit, sans atténuertoutefois la spécialité administrative et judiciaire,le Roi et son conseil manifestèrent de nouveau leprix qu’ils attachoientà la conservation des bois;le préambule porte ces mots remarquables ;
« Aussitôt après le traité conclu par celui des« Pyrénées, nous donnâmes toute notre atten-« tion à rétablir l’ordre de nos revenus, et prin-« cipalement dans notre domaine, dont les forêts« font, une des plus nobles parties , etc. »
L’hiver de 170g, le plus désastreux et le plus lr , og<extraordinaire qu’on puisse citer dans nos annalesphysiques et agronomiques, vint jeter l’alarme etla consternation dans le royaume ; une gelée su-bite , après un trop prompt dégel des neiges qui,couvroient la terre depuis le i 5 décembre, fitpérir, le jour des Rois, le six janvier, et presquegénéralement dans la France, les blés, les vignes,les arbres fruitiers et une masse immense d’arbresde toute espèce dans les bois et les forêts. L’in-