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et les liuissiers enlevoient les châlits, les porteset jusqu’aux poutres.
Les charrues n’osoient se, montrer en pleinjour dans les champs du labour- les animauxde trait en eussent été enlevés, ou, le fisc enauroit augmenté la taille du manant. 11 n’y avoitde vie et de population qu’autour des châteaux ,des monastères et des villes; le royaume enfinétoit tombé dans l’anarchie, dans la stupeur etla misère la plus accablante. Tels furent et se-ront toujours les effets inév tables des guerres,des folles conquêtes, et les dangers qui mena-ceront les états, où il n’y aura ni pacte natio-nal, ni charte constitutionnelle.
Aux premiers temps de la régence, on vit re-naître cependant la sollicitude du Gouvernementpour la conservation des eaux et forêts, et c’estune époque de notre histoire, sur laquelle ilnous semble que l’opinion a pris une singulièredirection.
La différence, ou plutôt le contraste d’unecour devenue tout à coup brillante et enjouée,dans laquelle, on faisoit marcher de fiont les af-faires, la politique, la guerre et les menus plai-sirs , avec celle des derniers temps de Louis XIV,où il n’étoit permis de montrer que des sen-timens de pénitence ou de componction, dene parler que des triomphes de la religion