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à ces abus, le Roi fit faire au mois de septembre > 74 &1748, un réglement qu’il rendit commun à tout leRoyaume, par lequel il fut déclaré, ce que partouton devoit entendre par le mot forestier-mort-bois :on désigna les saux, marsaux, les épines, lespuisnes, les seurs, les aulnes, les genets, genièvreset ronces.
Quant au bois mort, ce fut celui qui étoitgisant par terre.
Cet arrêt fut un bienfait pour les forêts, car il r 7 ^-fit échapper a la destruction, les charmes, lestrembles, les ypréaux, les tilleuls, les bouleauxet autres espèces qui n’e'toicnt pas seulement desressources publiques pour les foyers et pour l’in-dustrie , mais qui étoient utiles à faire composerde grandes masses de bois et de forêts, dans les-quels, les semis et les plantations de ces sortes debois, par leur croissance rapide et par leur courtedurée, servent et protègent si bien, le chêne,dans son premier âge, et en favorisent ainsi le re-peuplement , la force et la vigueur. Les Basques,dans leurs montagnes, abattoient les pignadais,avant qu’ils eussent donné leur résine, et ils lesvendoient aux Espagnols ; lorsque les sommets enétoient dégarnis, les propriétaires en abandon-noient le terrain dont l’impôt restoit à lacharge des communautés ; un arrêt du conseilde 1758 défendit de couper les pignadars avant