( 73 )
mités j les vives réclamations qui nous étoient par-venues ; je vais en rappeler quelques - unes,elles seront les prolégomènes de la masse entièredes autres faits qui sont contenus dans cet ou-vrage.
BASSES-ALPES.
Au mois de mars 1792 , les administrateursécrivoient : « Nos montagnes n’offrent plus qu’untuf pierreux. Les défrichemens se multi-
plient ; les plus petits ruisseaux deviennent destorrens, et plusieurs communes viennent de perdreleurs récoltes,leurs troupeaux et leurs maisons,parles débordemens. »
« On attribue les dégradations des montagnesaux défrichemens provoqués par les arrêts duConseil, et à la pratique du fournelage,- (1) ce quicause l’encombrement et l’agrandissement des litsdes rivières.
« Depuis Digne jusqu’à Entrevaux, le penchantclés plus belles collines est mis à nu; on a coupéet défriché les bois :et, cependant, n’est-ce pas duséjour des forêts, qu’on voit sortir les sources et les
(1) Mode agricole, nommé plus généralement ècobuagepar lequel on fait brûler, sur place, les gazons et racinesdes friches.