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de Liens nationaux vendus, cxpiroient partout, etles mandats mort-ne's, ne faisoient qu’ajouter audiscrédit du gouvernement; le maximum para-lysoit les cliarrues ; les greniers ne s’ouvroient qu’àla force et à la terreur, et, la disette au milieu desdiscours et des cris en faveur de la liberté, im-portunoit vivement les chefs ; on crut la faire cesseren livrant tous les pâtis et les communaux auxdéfrichemens, et tous les étangs aux desséchemens.Cette double mesure fut un signal nouveau de des-tructions, des bois, des pâtis et des eaux tenues enréserve.
La proposition du partage des biens commu-naux avoit été reçue et adoptée, selon l’usage,avec des acclamations unanimes ; mais celle dudésséchement général des étangs, excita pour-tant quelques contradictions, qu’il est utile derappeler , pour faire apprécier le délire ou l’ex-trême facilité des grandes assemblées révolution-naires,etpour faire connaître les influences des eaux.
Le rapporteur proposa de de'ssécher tous lesétangs ; le bien général du peuple souverain, futson texte ou son palladium ; excessif dans la me-sure et les moyens, il proscrivit presque tous lesétangs; à peine y eùt-il des exceptions pour lanavigation et le flottage ; quant aux abreuvoirset aux irrigations, il réduisit chaque étang à unarpent d’eau, ce qui était dans toute la force du