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terme une absurdité', car l’évaporation, aprèsquinze jours de sécheresse au printemps, ne lais-soit plus qu’une vase infecte tm pestilentielle.
Quelques députés osèrent faire des représen-tations ; les uns les fondoient sur l’utilité des étangs,pour arroser des prairies, pour conserver des usi-nes ou des moulins,-les autres, pour disposer lesol des étangs à la culture, qui, dans la Bresse, laSologne et la Brenne, ne pouvoit produire de cé-réales et des poissons, qu’après les mises alterna-tives en eau et en labour, ce qu’on y appeloit, enterme agronomique, Yévolage. Ceux-ci, oppo-soient l’impérieuse nécessité pour l’abreuvementdes bestiaux, pour des canaux d’irrigation ou pourdes réserves en tas d’incendie ; ceux-là osèrenttoucher une corde plus délicàte , celle des étangsnationaux, déjà vendus ; d’autres enfin , se per-mirent de représenter les bénéfices que les pro-priétaires tiraient du poisson qu’ils Vendoient. Lerapporteur anéantit toutes ccs allégations, en af-firmant , au nom du comité d’agriculture, quel’opération du déssécliement des étangs, alloitjeter une quantité immense de grains et de four-rages dans la consommation. Il articula que leseaux .couvraient, sur chaque sol, des trésors defécondité ; faisant observer , en outre , que lesétangs n’avoient été laits que par les moines et leclergé, qu’ils avoieat été construits par l’abus de