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la féodalité, et qu’ils étoient des foyers de peste. Iltermina son rapport par un résumé pathétiquedes besoins du pehple, auquel la Conventionvouloit assurer l’abondance des blés et une im-mense multiplication de troupeaux.
La discussion se prolongeoit trop -, le comité desalut public attendoit que la tribune fût libre -,Danton, sans demander la pai-ole, s’écria de saplace : Moi, citoyen président, comme j’aimemieux un mouton qu’une carpe, je vote pour ledéssècliement des étangs - cet argument inopiné,porté avec une voix forte et retentissante , fitévanouir toute espèce d’opposition , et, le mêmejour, 14 frimaire an 2, le décret fut lancé, à l’una-nimité et avec de bruyans applaudissemens.
Comme ce décret a attaqué la masse des eauxen réserve et meme celle des sources, dont lesinfluences sont indivisiblement liées à celle desforets, à la température, à la salubrité, et mêmeau système général économique et agricole de laFrance, il est indispensable de s’y arrêter quel-ques instans.
Quelques agronomes, et dans ce nombre jecompte a regret notre célèbre Rozier, échos lesuns des autres , avoient souvent frappé l’opinionde la malfaisance et des abus des étangs ■ deséconomistes, en général, simples théoriciens, lesavoient plus spécialement frappés d’anathème ; et