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tous, comme il arrive souvent, foncloient leursprincipes sur des exceptions.
Il est possible sans doute qu’il y ait eu untemps où , dans quelques contrées, il y avoit tropd’eaux mortes ■ mais il y a plus de deux sièclesque la disproportion a cessé -, et ce fait est encoreplus vrai pour les bois et les forets.
Le dessèchement général des étangs , ordonnépar la Convention, a du moins servi .à faire j ugeren très-grande connoissance de cause la questionde leurs influences ; car les malheurs, comme lesplus mauvais systèmes, ont toujours quelques bonscôtés qui profitent au moins à l’instruction.
La proscription des étangs en masse excita desréclamations générales • et, pour l’entière exécu-tion de la loi, la terreur meme fut en défaut ; dansle premier mois, on sentit le besoin d’envoyer descommissaires pour régulariser l’exécution- d’unetelle mesure, et pour faire connoître les causesd’exceptions.
Je fus nommé par la commission d’agriculture ;la Sologne et les départemens du centre me furentassignés ; les commissaires firent divers rapports,et je fus chargé, par suite, comme membre duconseil d’agriculture, de faire un rapport général.
Ce travail, le premier qui ait été fait sur cettepartie de notre domaine agricole, mérite d’êtrerappelé, au moins dans scs résultats -, car ils