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réservoirs ce qu’ils perdent par l’évaporation.
« Les effets du vent peuvent aussi renouvelerles eaux et aggrandir leur surface ■ aussi voyons-nous dans les contrées découvertes, arides et inha-bitées , que l’atmosphère y est sèche, parce qu’ellene contient que des nuages légers que le ventroule dans la région supérieure -, les arbres ysouffrent, et les plantes s’y déssèchent.
« Ce ne peut donc être un doute pour touthomme instruit, que les climats dont l’atmos-phère se charge le plus par les évaporations, sontaussi ceux où l’humidité de la terre entretientces rosées bienfaisantes que la fraîcheur des nuitsfixe sur tous les végétaux.
« Il n’est que trop réel que le sol et les diversclimats de la France ont bien changé depuisdeux siècles, par la dévastation des forêts , parles dégradations du sol des montagnes, qui for-moient auparavant de grands abris aux contréesinférieures.
« Les défrichemens excessifs ou inconsidérésont opéré encore des changemens sur les de-grés de chaleur ou de froid , et nous en som-mes au point, même dans les départemens ducentre et du Nord , qu’il ne faut plus souffriraucun excès arbitraire dans la destruction desbois », ( dit en 171)4)*
« Les pluies d’hiver ne suffisent pas pour fournir