à tous les réservoirs visibles et occultes de la nature jelle a assigne deux effets bien distincts aux pluiesd’hiver et aux pluies d’été ».
Par les premières, elle rend à la terre toutl’humide qu’elle a perdu par l’évaporation pen-dant la chaleur de la belle saison ; les grandsvégétaux dont les racines sont profondes et large-ment ramifiées, ont besoin de cette grande quan-tité d’eau pour retrouver dans les entrailles de laterre les sucs, les principes ou sels qui doiventau printemps réveiller leur sommeil et les rappelerà la vie active ; l’excédent de leur besoin se renddans les réservoirs qui alimentent les sources ;
Par les secondes, elle rétablit l’équilibre dumouvement de la sève que les chaleurs peuventavoir plus ou moins altéré ; les feuilles des plantesherbacées surtout ont besoin de ces effets; lesarbres absorbent aussi par leurs feuilles, par leurstiges et par leur écorce l’humidité qui s’élève dela terre.
Combien de végétaux qui croissent et pros-pèrent aux bords des eaux, et qui perdraientpromptement leur vigueur !
N’est-ce pas autant par une température hu-mide que par la profondeur du sol végétal, queles contrées du Nord et du centre sont plus fertilesque celles du Midi.
Toute opération politique rurale qui tendra