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Toutes les spéculations à ces ventes avoienfcpour but, et presque sans exceptions, de dénaturerles biens qui en étoient susceptibles , tels que leschâteaux , les maisons , les étangs , les bois, lesparcs, les avenues et les plantations -, les démoli-tions et les coupes des arbres et des bois payoientquelquefois au centuple les prix et toutes les an-nuités ■ et quand les mains étoient suffisammentgarnies , on pouvoit attendre avec résignationles événemcns, les phases, et même les contre-révolutions.
11 faudroit avoir vécu étranger aux malheursde la patrie pour mettre en doute les immensesconfiscations, et ne pas connoître d’ailleurs toutesles propensions à l’égoïsme et aux l’ichesses, etpour soutenir que telles n’ont pas été les destruc-tions des bois et des arbres qui se trou voient surles biens-fonds des émigrés ou des condamnés -,mais écartons sur ce point les conjectures, et dai-gnons une fois, à Paris, à ce centre fatal de touteadministration, entendre la voix des départemens,même dans les temps de la terreur. y
L’ISÈRE.
Administratioji centrale.
^ Les administrateurs du département de l’Isèreécrivoient en l’an 2 au ministre de l’intérieur,