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pour lui dénoncer les dévastations de leurs forêts,qu’ils nommoient et désignoient.
« La destruction des forêts change la tempé-« rature, augmente la sécheresse et fait manquer« les récoltes.
« Les défrichemens sont portés si loin dans le« district de Grenoble , que chaque pluié cause« dès désastres.
«Les montagnes n’offrentqufe des rochers nüs...« les rivières coulent plus rapidement ; leurs lits<( s’élargissent, et ils sont trop étroits dans les« crueS subites.
« Les rivières n’ont plus un Volume d’eàu cons-« tant; elles charrient des décombres, obstruent« la navigation, et préparent un fâcheux ordre« de choses.
« Il y a infiniment moins de sources ■ des cantons« sont privés de la culture des oliviers dont ils« jouissoientautrefois, et il n’y a plus d’irrigations« dans le tèmps où elles seroient nécessaires.
Ils termmoient enfin ces dignes administrateursen demandant qu’une loi défendît le défrichementdes montagnes, dont l'inclinaison avec l’horizonexcéderait 35 degrés.
Un agronome de l’Isère, à la même époque >écrivoit à la commission d’agriculture, que l’admi-nistration du département n’avoitdit que la moitiédu mal.
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