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garde militaire, des grandes réceptions, de leurcostume romain et d es fêtes publiques, que des af-faires d’état ,• et chacun, à travers des manièresplus ou moins bourgeoises ou révolutionnaires,signaloit néanmoins des prétentions à une sorte décélébrité ; le plus vertueux peut-être des pentar-ques, n’a-t il pas conçu le dessein de substituerune pure tbéopbilantropie à l’antique religionchrétienne.
Tous les bons esprits ne tardèrent pas à gémir surl’exercice d’un pouvoir qui devenoit chaque jouret de plus en plus burlesque ou tyrannique'; Bona-parte , qui avoit essayé son audace et son géniedans la capitale et sous les drapeaux des armées,et qui avoit aussi touché de près l’arche des rois,revoit déjà du souverain pouvoir; il n’osa pas, lé18 brumaire, s’en emparer pour lui seul, maissous un titre modeste et cher aux républicains, ilproclama trois consuls dont il se fit le chef; lesdeux autres, bien entendu , ne dévoient être quedeux ombres. Je laisse à l’histoire impartiale lesoin de le juger dans sa carière militaire et dansl’art de gouverner : je ne parlerai de lui que sousle rapport des bois et forêts.
Etranger par sa vie et par ses études aux chosesqui constituent la prospérité foncière, Napoléonn’a jamais considéré les forêts que comme un