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J’éprouve une vive satisfaction en faisant con-naître, à la suite des utiles et précieux travaux deMM. les préfets, une même sollicitude et de sem-blables observations, de la part de M. Raymondde Saint-Sauveur,lorsqu’il étoit intendantduR.ous-sillon. Je m’en félicite surtout, pour les manifes-tations qui viennent d’être faites par MM. les pré-fets du midi, aveclesqueis M.l’intendant du Rous-sillon, grand maître des eaux et forêts, est enparfaite harmonie pour les sentimens généreuxenvers la patrie, et pour les principes physiques etéconomiques.
J’ai.la certitude écrite de sa main, que la noticeque je vais produire, étoit destinée pour le minis-tère, en 1781.
ROUSSILLON.
M. Raymond de Saint-Sauveur, intendant ditRoussillon, est encore un de ces hommes de notreancienne magistrature, qu’on peut citer à la véné-ration publique; il avoit la plus grande et la plusutile des vertus, l’amour de la patrie; et il n’enétoit pas moins, un des plus fidèles serviteurs du Roi.
La magistrature judiciaire autrefois comptoituhgrand nombre de ces familles privilégiées, qui,par un noble esprit héréditaire, maintenoientles filsdansles mêmes fonctions que leurs pères. Tous sansdoute 11’étoient pas également éclairés, mais leurs