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1 8o4. vertus suppléoient puissamment aux lumières f èf:la société, comme la justice n’y perdoient rien.
Les intendans offrent, en général, une b< lie sériede magistrats devenus chers et respectables parleurs talens, par leurs vertus et surtout par leursgrands et utiles travaux, dans toutes nos provinces.Je ne nie point, qu’il y en ait eu des mauvais, et.qui même ont pratiqué le despotisme ; c’est le petitnombre, ou simplement l’efFet naturel des excep-tions attachées à l’humanité ; mais j’ai acquis lacertitude, quelaplupart d’entre euxont fait le bien.Dans ce nombre, je mettrai au premier rang ledernier intendant de Paris , qui fut constammentl’appui et le protecteur de l’agriculture, de sa vastegénéralité, et qui pensoit bien difFéremmeut surle sort et les effets des bois, qu’on y pense à présent.-Effrayé par les scènes orageuses de la révolu-tion, en 1789, M, de Saint-Sauveur crut devoirrendre un compte public de sa conduite, et pour-tant, sauf les proportions des intérêts et du titre jilauroitpu s’écrier, comme Scipion : Alîonsrendregrâces aux Pieux du bien que nous avons pu faire.
La notice qu’il en donne est une vraie statistiqueet je regrette de n’avoir à en parler que pour l’objetqui m’occupe, car il y a des traits admirables de'patriotisme et de zèle pour le service public.
(( La loi du défrichement } dit-il, a été fort nui-sible en Roussillon et dans le comté de Fois, parc©