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suffire pour éclairer et faire prendre enfin unegrande mesure que tant d’intérêts sacres sollici-tent ou commandent; je terminerai donc ce récithistorique par le rappel des dernières circons-tances politiques de l’èrc impériale, dans lesquellesil s’agit des bois et des forets.
ISapoléon , dans son système de guerre , contrel’Angleterre, avait fini par la menace d’une des-cente ; en conséquence, il donna des ordres, danstoutes les conservations , de faire abattre une im-mense quantité d’arbres propres au service de lamarine ; cette mesure, qui a été à peine remarquéepar les gens du inonde , a été désastreuse pour nosforets,- car pour plaire ou pour faire sa cour, commeen conscription, à force de.pieds aglomérés, ona abattu les plus beaux arbres, les plus vieuxtémoins de l’âge végétal, on a fait ces coupes dansla sève du printemps ; on a écrasé les taillis parles chablis et par les charrois : on a équari ou sciédes arbres , qui étoient notre dernière ressource ,pour la marine. Oh! combien Albion a dû se ré-jouir de ce nouvel épuisement !
On avoit fait aussitôt de vives représentationssur la saison, et sur l’impossibilité des expéditions ;il fut répondu, quelque temps après : « On vousdemande des bois et non des conseils. »
Les arbres au surplus , se trouvèrent coupés ,avant que la réponse fût parvenue; je ne sais ce